Les femmes spartiates[1]
La situation des femmes à Sparte a alimenté nombres
de controverses. Notamment celle de savoir si elles participaient au combat.
Les auteurs antiques déjà ne sont pas tout à fait d’accord entre eux.
Plutarque décrit l’entrainement physique auquel
elles étaient astreintes :
ἀλλὰ καὶ : τούτων τὴν ἐνδεχομένην ἐπιμέλειαν ἐποιήσατο. (3) τὰ μέν γε σώματα τῶν παρθένων δρόμοις καὶ πάλαις καὶ βολαῖς δίσκων καὶ ἀκοντίων διεπόνησεν, ὡς
ἥ τε τῶν γεννωμένων ῥίζωσις ἰσχυρὰν ἐν ἰσχυροῖς σώμασιν ἀρχὴν λαβοῦσα βλαστάνοι
βέλτιον, αὐταί τε μετὰ ῥώμης τοὺς τόκους ὑπομένουσαι καλῶς ἅμα καὶ ῥᾳδίως ἀγωνίζοιντο
πρὸς τὰς ὠδῖνας.
« Cependant Lycurgue porta
toute l’attention possible à l’éducation des femmes. (3) En tout cas, il fortifia le corps des jeunes filles par des courses, des luttes, le jet de disques et de
javelots. Ainsi leurs rejetons à venir, prenant racine en un terrain robuste et
robustes eux-mêmes, arriveraient mieux à maturité; quant aux mères, supportant
leurs couches avec vigueur, elles opposeraient aisément leur force aux douleurs
de l’enfantement. »
(Plutarque, Vie
parallèles, Vie de Lycurgue, 14, 3)
